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Montage Supermot
Catégories : Humbles conseils motard par El-Manu le 6 juin, 2005
-Changement des jantes d’origine par des jantes de 17″ de marque au choix : Akront, Excell etc…
-Changement de pneu (D207 bon rapport, usure/grip), taille conseillé 150 à l’arrière et 110 ou 120 à l’avant
-Découpe du garde boue avant : look + efficacité à grande vitesse (louvoiement)
-Pour la fourche avant souvent trop molle 2 choix possibles:
1/ une huile plus épaisse de 5 pts avec cale en tête de tube
2/ une paire de ressort plus dur type hyperpro ou whitepower
Moteur +++
Catégories : Humbles conseils motard par El-Manu le 6 juin, 2005
Pour libérer un peu le moteur :
Je vous previens de suite, c’est pour libérer le moteur, vous gagnerez jamais 30 Cv de plus avec ça !
Je pense que les bureaux d’études japonais ou autre on suffisament planché sur le moteur pour avoir un rapport puissance fiabilité efficace
Le pot qui pête
De marque au choix (ma préference IXIL) mais retient quand même les gaz (sutout pour les mono), pas d’échappement libre qui flatte l’oreille mais qui ruine vos soupapes et vous font perdre des chevaux et du couple.
Le filtre qui respire
De marque au choix, il permet de laisser passer plus air à votre moulbif tout en filtrant aussi bien et c’est le complément du pot.
Le gicleur qui enfle
Normal si on augmente l’air à l’entrée et la sortie des gaz, faut bien nourrir en essence le bignou. Pour la taille du gicleur ça dépend de la carbu de la bécane, voir son mécano perso.
Pour les bécanes récentes (comme la mienne) qui ont une injection c’est plus complexe, faut le programmateur.
Faire son cul de selle
Catégories : Humbles conseils motard par El-Manu le 6 juin, 2005
Le cul de selle pour doumdoum de Philou.
Conseils et photos de phil pour faire un cul de selle perso !
Alors là y’a un super départ, en effet phil s’est démerdé pour faire un cul de selle facon hypersportive sur sa doumdoum ! Tout les détails de la fabrication ainsi que ses commentaires :
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vue de coté
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vue de face
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vue de derrière
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Comme promis je t’envoi donc quelque photos de la préparation du cul de
selle, si ça peux en inspiré quelques un !
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Donc la, en fait je suis partie sur la base d’un garde boue arrière de dom de version 92. La forme de base a été fait avec de la mousse polyuréthane, que j’ai taillé, puis fibré avec de la résine et de la fibre (que l’on trouve dans tous les magasins accessoire voiture)
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il a fallu scotcher tout l’intérieur du garde boue de manière a pouvoir mettre de la mouse sans quelle colle au plastic, le remplir, et taillé celle-ci de manière a lui donné la forme désiré pour faire le passage de roue. |
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le phare de base utilisée, est un phare qui provient d’un 850 tdm.
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voici la première maquette du passage de roue sur le garde boue.
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ici le cul a été enduit de mastic carrosserie et la fixation de phare est installer ( en fibre aussi ).
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bonjour la tonne d’enduit pour en suite en retiré une bonne partie au ponçage.
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voila donc le phare installé. mais je trouvai qu’il faisait un peu gros par rapport a la ligne de l’ensemble.
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et du dessous !!!!
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voici la partie la plus galère a faire. tout ajusté entre le passage de roue et le phare. on mastic, on ponce, on mastic, on ponce……
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et tout ça pour recommencer, car le phare était décidément trop gros pour le cul!!! donc je me suis décidé a mettre un feux de monstro et remasticage et reponcage!
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une p’tite paire de clignot pour être dans les règles !! (et homologué SVP !!!) |
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voila le résultat !! |
J’espère que toutes ces photos te suffirons. Bien sur je vous parle po du nombre d’heure passé car quand on aime on ne compte po! Je suis prêt a repondre a toutes les question qui te viendrons a l’esprit sur ce boulot.
j’ai trouvé un gars pour me faire ma peinture. j’ai plus qu’a faire les deux, trois finitions, et le tout part en peinture! Il va s’ajouté a ça tout un kit de visserie anodisé.
Compteur additionnel
Catégories : Humbles conseils motard par El-Manu le 6 juin, 2005
Pourquoi un compteur étalonné ?
Parce que le compteur d’origine est faussé du fait de la circonférence inférieure de la roue en 17″.
Donc il faut soit étalonner ton compteur d’origine soit ajouter un compteur cyclo de type SIGMA ou autre.
Pour étalonner ton compteur origine, un pote m’avais donné une bidouilles :
Tu l’ouvres et tu tournes ton aiguille de 1 tour dans le sens inverse, en fait tu comprimes le ressort, ainsi tu rattrapes un peu…ou alors tu crées un nouveau fond de compteur que tu colles dessus. Pour avoir le modèle tout fait, voir avec
teezot mon brother !
Pour ajouter un compteur cyclo :
Vérifier que le compteur accepte plus de 150 Km/h et je ne conseille pas le « sans fil » car il y a des perturbations avec la bobine de la bécane.
Faire un support de compteur:
Pourquoi un support de doigt de compteur ?
Parce que le support d’origine vélo est trop petit pour le fourreau de ta fourche. Il te faut donc en fabriquer un. J’aurais pu essayer de le fabriquer mais le résultat n’aurait pas eu l’air très professionnel aussi j’ai dessiné les plans et je l’ai fait faire chez un artisan de chez moi.
Pour l’aimant, il te suffit de percer le support en plastique d’origine à une taille très légèrement inférieure au rayon de tes jantes et d’utiliser le fourreau d’origine vélo qui s’emmanche dessus.
Le polissage.
Catégories : Humbles conseils motard par El-Manu le 6 juin, 2005
Ch’ti conseils de polissage
Salut, une page pour vous expliquer (sans prétention) comment polir des parties alu sur votre bécane. C’est vraiment pas dur mais franchement long et fastidieux ! Mais pour les courageux le résultat en vaut la chandelle.
| 1- Les outils : des embouts de ponçage, on les trouve dans tout les mag de bricolage… | |
| 2- Du papier à poncer, du 150 à sec pour le début, du 350 à sec, puis du 600 à l’eau, du 1000 ou 1200 à l’eau, et enfin du 1500 à l’eau. | |
| 3- L’équipement électrique, une perceuse avec rallonge (on peut le faire sans mais c’est + chaud !). | |
4- Un produit de lustrage de finition (marque au choix mais j’ai mes préférences…) J’ai laissé le doigt exprés sur la marque ![]() |
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| 5- Et dernièrement un bulldog, ça sert à rien mais c’est tellement sympa ! | |
| On commence par bloquer la bécane sur la roue arrière. Je la sangle sur un bac rempli de sable et pour être sur que ça bouge pas, je rajoute des jantes… | |
| En fait j’ai même rajouté une 2eme sangle, ok je suis un peu parano ! | |
| Pour les posseseurs de 1400, dans la trousse pas de clef pour l’axe de roue avant (en 28 ! ! ), j’ai une clef à pipe que je rentre à l’intérieur. Pil poil ! | |
| On sort les étriers. (avec les disques de 320 mm, pas le choix !) | |
| Et on attaque franco avec le papier (sec) de 350.. En fait on vire le vernis et on aplanit les défauts de moulage..Au choix avec les doigts ou avec la perceuse ! (voir outil 1) | |
| Pour comparer, le haut est poncé, le bas non ! Plutot granuleux, non ? | |
| L’outil principal en vidéo, les doigts ! Le tout avec Les gun’s en fond musical. | |
| On continue pour lisser encore plus et virer les grosses griffes. | |
| On commence à mouiller (sans jeux de mot !). Le 600 à l’eau, n’hésitez pas à bien mouiller ! (tjrs sans jeux de mot les vicelards) | |
| On commence à sentir que ça accroche moins. Bien insister sur ce stade car les griifes restantes gachent tout le résultat final. Puis on passe au 1000 à l’eau.. | |
| On finit le ponçage manuel avec le 1500 à l’eau. Ca doit glisser tout seul et sans aspérités. Et enfin les patins de polissage avec les différentes pâtes à polir, bleu, blanche, rose. | |
| Et voila le résultat ! Comptez environ 3 heures par fourreau. | |
| Pour polir les carters c’est plus simple, une chérie et un bouledogue suffisent ! | |
| On démonte les parties qui risquent d’être touchés par la perceuse. En effet lorsque l’on appuie un peu trop fort, ça rippe et bonjour les dégats sur les plastiques ! | |
| Cédric découvre les patins de polissage et attaques les poignées de frein et embrayage ! | |
| Pour les carters, c’est pareil mais plus rapide car souvent les états de surface sont plus lisses. Passez directement au 600 à l’eau ou aux embouts de 600 sur perceuse ! Là je fignole déja au patin doux ! | |
| Le + dur c’est de s’arrêter juste sur la nervure ! Sur la mienne j’ai merdé et je vais devoir repeindre ! | |
| Ban’s finit à la pate à lustrer type (voir ci dessus) | |
| Et volà ! Ca pête non ? On dirait presque du chrome ! | |
| Quelques conseils en vrac : Les vis d’étriers en acier s’oxydent peu mais emmène un peu d’alu oxydé à chaque démontage (l’alu de la fourche), il suffit de graisser le pas de vis, en haut aprés en bas avant ! La poudre blanche c’est l’alu qui s’oxyde. | |
| On graisse l’axe et le contre boulon de roue, pensez au mécano qui va changer vos pneux ! N’est ce pas Manu, pardon SEB je voulais dire ! | |
| Et pareil pour les pas de vis de garde boue particulièrement exposés à l’intérieur du garde boue. |
Vos papiers !
Catégories : Humbles conseils motard par El-Manu le 6 juin, 2005
L’interpellation
Si vous voulez éviter que cela ne dégénère, la première chose à faire et de garder son calme et de ne pas les voir comme des ennemis. Ok, leur boulot n’est pas très cool mais ceux ne sont pas pour autant des sadiques qui aiment vous aligner. Garder donc le sourire. Ils voient tellement de cons qui les insultent à longueur de journée qu’une personne sympa leur donnera (souvent mais pas toujours) envie d’être conciliant.
En dehors d’être poli avec eux, l’autre chose qu’ils aiment est qu’on les voient comme des personnes intelligentes (j’en vois déjà certains qui sourient derrière leur écran). Ca, c’est clair qu’ils en ont marre du cliché « Coluche » qui dit que la police est l’endroit où l’on trouve tous les fainéants dont on n’a pas voulu à la SNCF et aux PTT. N’hésitez pas à leur demander leur avis ( »Vous trouvez ? », « Qu’est-ce que vous me conseillez alors ? »). C’est flagrant avec les jeunes filles qui, jouant les innocentes petites créatures à protéger, leur font des yeux de papillons qui semblent dire « au secours monsieur l’agent, aidez moi ».
Pour finir, ne vous foutez jamais de leur gueule. N’éclatez pas de rire quand on vous annonce votre vitesse en demandant « mais, vous m’avez chopé où ? », ne contestez pas le feu que vous avez clairement roussi, bref n’oubliez jamais que vous être du mauvais côté de la matraque… et du PV ! Jouez plutôt la franchise en disant « oui, je sais, j’ai grillé le feu mais vu comment la chaussée est glissante avec la pluie, j’ai pas osé tenter un freinage un peu brusque. En plus, je viens de changer mes plaquettes de freins. Vous ne trouvez pas que cela était plus prudent ? En tous cas, croyez bien que si j’avais pu freiner sans me mettre en danger, je l’aurais fait sans hésiter ! ». Bref, faites leur comprendre que vous êtes responsable, conscient du danger, et que vous regrettez déjà la petite entorse que vous venez de faire au code de la route.
La Tolérance
Certains actes totalement illégaux (comme se garer sur un trottoir) font partie à part entière de la vie d’un motard, à tel point que l’on a maintenant un peu de mal à séparer ce que l’on a droit de ce qu’il faut mieux éviter…
Le stationnement sur les trottoirs :
est interdit s’il est considéré comme génant (à entendre par là qu’il gène la circulation des piétons). Vous risquez une prune de 2e classe (230 Frs si vous payer tout de suite) mais cela reste assez rare. Sur Paris, la circulaire préfectorale en date du 19 Juillet 1994 (disponible à la FFMC IDF sur demande écrite avec enveloppe comprenant adresse et timbre) autorise les motos à stationner partout, moins de 24h, en dehors des Champs-Elysées sur des trottoirs d’au moins 1,60 m de large, sans gêner la progression des piétons. Méfiance tout de même car certains lieux (comme les Champs Elyssées) sont totalement prohibés et font l’objet d’une circulaire préfectorale dont vous n’avez pas forcément connaissance ! Même si votre machine n’embette personne, dissimulée entre un arbre et un réverbère, c’est la prune assurée. Mieux vaut le savoir avant d’y poser les roues !
Le stationnement en double-file :
n’est pas considéré comme génant s’il concerne une moto ! Ce n’est pas moi qui le dit mais tout simplement ce bon vieil article R.37-1 du code la route française. Par contre, le panneau interdisant ce genre de stationnement (vachement rare !) s’applique aussi aux deux roues.
Le stationnement litigieux :
Il existe des endroits où il est autorisé de s’arrêter mais pas de stationner. Heureusement pour nous, les motos sont autorisées à s’arrêter feux éteints. Donc, si vous vous faites coller une prune dans ce genre d’endroit, vous pourrez toujours contester en disant que vous étiez « arrêté » et non « stationné ». Toutefois, n’abusez pas de ce droit car si ces lieux existent, il ne sont pas là pour vous permettre de vous garer n’importe où ! Essayez plutôt de trouver un petit bout de trottoir où vous ne risquez d’embêter personne.
La circulation entre les files :
n’est autorisé que dans un seul cas : quand vous doublez une voiture PAR LA GAUCHE, SANS CHEVAUCHER LA LIGNE BLANCHE (continue ou non). Bon ok, dans la pratique, on coupe parfois la ligne et quand on n’est pas pile dessus, kek’fois on est à droite, kek’fois on est à gauche. Attention, ceci pourrait vous valloir une prune de 4° classe (900 Frs si vous payez tout de suite) avec 3 points en moins sur le permis.
Si jamais vous vous faites cartonner par une voiture qui se rabat alors que vous la doubliez de cette manière, l’assureur doit le déclarer en tort à 100%. N’oubliez pas, vous roulez dans le même sens, sur deux voies différentes. Que vous partagiez cette voie avec quelqu’un d’autre ne change rien au problème. N’hésitez pas à gueuler si on tente de vous imposer un 50%/50%. Un tribunal vous donnera surement raison.
La circulation dans les voies de bus :
est autorisée pour les taxis mais pas pour les motos (contrairement à l’idée reçue) ! Si vous ne me croyez pas, aller jeter un petit coup d’oeil à l’article R.43 du code de la route… Toutefois, les policiers ne verbalisent pas très souvent ce genre de comportement et s’il le font, on peut souvent s’en tirer avec un simple avertissement (à condition de rester poli avec eux et de jouer les surpris). Sachez enfin, si toutefois vous vous faisiez quand même verbaliser, que les tribunaux sont concilliant quand il s’agissait d’éviter un accident, nappe d’huile, neige, verglas…
La circulation dans les pistes cyclables :
est sévèrement réprimandée car, en plus d’être interdite, elle est la cause de bon nombre d’accidents (voitures qui se rabattent, accrochage avec un vélo…). Si vous êtes malin, évitez les !
La circulation dans les voies d’urgence :
est totallement interdit et ne souffre d’aucune exception ! Je sais, certains scooters et 125 ne se gènent pas pour les utiliser mais dites vous que les flics seront sans pitié avec vous s’ils vous choppent dedans… (n’est-ce pas Jeff ?) et ils auront raison ! Imaginez une seule seconde qu’une voiture éclate un pneu et se précipite dans cette voie salvatrise juste quand vous passez à son niveau. Imaginez une rencontre avec un convoi exceptionnel (qui n’a non plus rien à foutre là !) au détour d’un virage. Imaginez les réflexes qu’il vous faudra à chaque sortie pour éviter ceux qui sortent comme ceux qui rentrent. Imaginez enfin qu’une ambulance arrive à fond les bananes, transportant un motard entre la vie et la mort. Bref, si je me suis étalé c’est que je trouve la circulation dans les bandes d’arrêt d’urgence dangereuse et très conne (c’est vrai ça, on roule drollement plus vite à gauche ;->) !
La circulation en « plein phare » :
est elle aussi interdite et c’est bien compréhensible ! Plusieurs motards ont tendance à penser que rouler avec un pot qui fait beaucoup de bruit où en plein phare les feront plus remarquer et les mettront ainsi en sécurité. C’est un rasionnement assez éronné en fait ! Pour le pot nous en reparleront plus tard. Pour les pleins phares, cela permet en effet d’être distingué beaucoup plus facilement mais cela empèche aussi la personne qui vous a vu, du fait de l’éblouissement, de déterminer avec certitude de l’endroit où vous vous trouvez. Evitez toujours tout comportement qui pourrait nuire à votre visibilité. Si vous sentez que vous approchez une zone « sensible » et que vous pensez que la personne que vous vous apprêtez à doubler ne vous a pas vu, un petit appel de phare (moins agressif que le klaxon) pourrait vous permettre de vous faire remarquer. Mais prenez garde de rebasculer rapidement en feux de croisement sitôt ce passage terminé ! Si vous restez en plein phare et que vous faites pincer par un policier qui vous signale que vous êtes en plein phare, vérifiez, prenez l’air surpris, et remerciez le pour vous avoir prévenu tout en rebasculant en feux de croisement. Il est très rare que l’on vous colle une prune pour cela, les policiers comprenant que l’on ait pu « jouer » avec les boutons de votre machine quand elle était à l’arrêt. Mais n’oubliez pas ce dont nous parlions tout à l’heure. Plein phare = mauvais calcul des distances pour la personne aveuglée = Danger !
La circulation en sens interdit :
Si vous êtes assez con pour rouler en sens interdit, vous méritez amplement la prune que l’on vous collera ! Allez, soyez franc, le détour que vous auriez été obligé de faire ne dépassait pas la minute… Si toutefois vous décidez de remonter « un petit bout de rue » en sens interdit, faites le sur le trottoir, au ralenti, les DEUX pieds par terre (ou encore mieux à côté de la moto). C’est la seule chose qui vous sera (peut-être) pardonnée… et encore !
Le dépassement à droite :
n’est absolument pas interdit si le véhicule qui vous précéde montre sa détermination de tourner à gauche, soit en mettant son clignotant (même par erreur), soit en serrant sa gauche à l’approche du carrefour. Si vous la doublez à ce moment là, et même si au final elle ne tourne pas, vous n’êtes pas en tort et on ne saurait vous punir de la classique amende de 4° classe (900 Frs en 3 points en moins !) qu’un tel dépassement devrait vous apporter. M’enfin bon, ceci étant dit, méfiez vous de ne pas vous faire placarder par la bagnole que vous avez tenté de doubler. Ce serait con de finir à l’hopital pour une seconde de gagnée !
Le dépassement à gauche :
Ok, normalement dépasser par la gauche ne pause pas de problème… sauf en cas de panneau d’interdiction ou de ligne continue ! Et oui, surprise pour certains, ces interdictions s’appliquent aussi aux motards ! Sachez tout de même que, si vous ne sortez pas de la voie (cad si vous ne franchissez pas la fatidique ligne blanche) rien, outre la prudence, ne vous interdit de doubler même si vous n’avez pas la moindre visibilité. Faites attention tout de même à ne pas trop serrer les voitures que vous doublez, un accrochage étant vite arrivé ! De même, en remontant une longue file de voitures qui se trainent, méfiez vous qu’un automobiliste perdant patience fasse demi tour brusquement. Bon nombre de motards sont morts de cette manière alors prudence…
Les feux tricolores :
Alors là, je ne vais pas m’étendre. Au rouge : tu t’arrêtes ! A l’orange : tu t’arrêtes ! Les flics seront sans pité avec vous s’ils vous choppent (prune de 2° classe ou plus…) ! Bien sur, ils peuvent se montrer compréhensif si la chaussée est particulièrement humide, qu’il y a des traces d’huile ou n’importe quoi qui pourrait rendre votre freinage dangeureux (a ce propos, merci aux flics qui m’ont choppé avenue de la bourdonnais à Paris et qui m’ont laissé repartir quand ils ont vu que le sol était particulièrement glissant !).
Dans l’ensemble, essayez donc de ne pas trop tirer la corde sous prétexte que vous êtes en deux-roues, la règle de base étant, si cela n’emmerde personne, on ne vous emmerdera pas.
L’Homologation
En voilà un sujet épineux ! La moto, comme tout autre véhicule, doit répondre à un certain nombre de critères, qu’ils soient graphiques (taille, couleur et police de la plaque d’immat), sonores (ah, le beau bruit d’un double Devil…) et pratiques (rétro gauche obligatoire, si si, même sur les street !). Quand vous vous faites choper avec un défaut flagrant de ces conditions (les deux cas les plus courants étant la plaque petit format et le pot non-homologué), vous n’avez qu’à prier pour ne pas vous faire aligner, car vous aurez beau expliquer que le Yosh’ alu que vous avez au cul est fait pour que les autres vous entendent sur le périph’ afin de circuler dans de bonnes conditions de sécurité, 97db c’est trop !
Le moteur :
doit répondre (tout du moins en france) à la fameuse « loi des cents chevaux ». En bref, cette loi dit que la puissance d’une moto de plus de 125 cm3 ne doit pas excédé 73,6 kW, cad 100 ch. Dans la pratique, cette limitation est calculée sur la base de 75 kW, soit 106 ch.
On parle de plus en plus (merci les normes Européennes !) de supprimer cette limitation mais bon, depuis le temps que l’on en parle, il va falloir encore attendre un bon moment…
Vous n’avez pas le droit de modifiez non plus sans autorisation la cylindrée ou le taux de compression.
Le pot d’échappement :
Il existe de nos jours un grand nombre d’adaptables d’échappement, aux matériaux et aux sonorités variés. Certains font le choix de l’adaptable par commodité (moins cher à l’achat qu’un pot d’origine, après un accident par exemple), d’autre par soucis esthétique (il faut avouer qu’un pot en position haute, voire carrément qui passe sous la selle c’est quand même joli), par soucis « mélodique » (ah, le son du pot carbone sur un bicylindre Ducati…), par soucis de performances (certaines lignes complêtes permettent en effet en fonction de la machine de gagner quelques chevaux) ou par soucis sécuritaire. Le dernier point peut paraître surprenant mais un très grand nombre de motards urbains estiment qu’une moto qui fait beaucoup de bruit sera entendu de loins et donc, même si leur volume sonore est prohibé, leur procurera plus de sécurité. Et ça n’est pas tout à fait faux…
Mais qu’ils soient en carbone, alu ou autre, ces adaptables doivent, aux yeux de la loi, respecter certains critères. En fait comme pour le reste, tout ce qui pourrait modifier les données de la carte grise est prohibé. Comme transporter un banc de puissance par fourgon n’est pas chose aisée ;-> les policiers se contentent « seulement » de vérifier le numéro d’homologation du pot et d’un relevé au sonomètre. Comme les rares adaptables homologués sont, soit peu fiable, soit très chers (soit les deux !), il est rare que nos pots portent une homologation quelconque !
Viens alors le temps du relevé sonométrique (glouuups !). Effectué à un peu plus d’un mètre de la machine, au régime indiqué sur la carte grise, il mesure avec une précision diabolique le nombre de décibels que crachent votre nouvel adaptable de la mort qui tue la vie de l’existence de l’espèce et deux cadavres à la fois. Si le relevé dépasse de plus de 10% de la valeur indiquée sur la carte grise, c’est la prune ! Sinon, ils fermeront bien souvent les yeux sur le fait qu’il ne soit pas homologué…
L’autre point sévèrement réprimendée pour le pot c’est la pollution atmosphérique. N’héitez donc pas à parler à votre mécano préféré de cette étrange fumée brune et malodorante qui s’échappe de votre pot !
Les pneus :
doivent eux-aussi répondre devant la loi d’un certains nombres de critères. Si vous êtes un minimum intelligent, vous comprendrez que ces critères ne sont pas des contraintes mais de basiques règles de sécurité. D’ailleurs, avec un brin de jujotte, vous aviez déjà prêté attention à :
La pression des pneus : est celle indiquée par le livret d’entretien. N’oubliez pas que ce chiffre peut varier si vous êtes en charge, que vous avez un passager…
La taille des scultures : doit (comme pour les voitures) être au minimum de 1,6 mm (donc pas de pneus de compet’ en ville !).
La forme générale : ne doit présenter aucun défauts majeurs (déchirure, éclats…)
La toile du pneu : ne doit JAMAIS apparaître, quel que soit l’endroit.
Si vous ne respectez pas ces règles, en dehors d’être très con vous méritez surtout une belle amende de 4° classe (900 balles et 3 points en moins)… bien fait pour vous, espèce d’inconscient !
Dans le même style, vous n’avez pas le droit de modifier le diamètre des roues sans autorisation du service des mines…
L’éclairage :
selon les articles R.175 et R.177 (et tous leurs copains) de notre très cher code la route, les feux doivent remplir les conditions suivantes :
Feux de position obligatoire (à l’avant comme à l’arrière) visibles sur au moins 150 m (la nuit par temps dégagé).
Feux de croisement obligatoire à l’avant éclairant sur au moins 30 m.
Feux de route obligatoire à l’avant éclairant sur au moins 100 m.
Feux stop obligatoire à l’arrière (même pour les 125 !).
Clignotants avants et arrières obligatoires.
Eclairage de la plaque d’immatriculation obligatoire permettant une lecture à au moins 20 m.
Dispositifs rouges obligatoires visibles à au moins 100 m.
Après, libre à vous de rajouter d’autres phares ou feux, à condition bien sur de respecter la même puissance que ceux déjà installés (gaffe à la batterie ;->).
Les rétroviseurs :
Selon la loi, un seul est obligaoire (le gauche) à condition toutefois qu’il :
Possède une surface réfléchissante ayant des bords arrondis d’au moins 3,5 mm de rayon.
N’absorbe pas plus de 75% des rayons lumineux.
Résiste au moins une minute à une pression de 25kg.
N’est pas une forme qui puisse blesser un autre usager (même en cas de casse où l’axe ne doit pas non plus devenir dangeureux).
Résiste enfin, dans la limite du raisonnable, aux conditions météorologiques difficles.
En général, pour savoir si un rétroviseur respecte ces conditions, il suffit de vérifier la présence d’une marque d’homologation comprenant les lettres TP-PR suivis des chiffres II ou III (Quelqu’un sait-il ce que ce code signifie ?). Il est aussi interessant de constater qu’aucune surface minimum réelle est requise. Ainsi, il est fréquent de rencontrer sur les streets, des rétros de quelques cm2.
La plaque d’immatriculation :
Les textes qui régissent la forme, la taille, la couleur… de la plaque d’immatriculation (arrêté du 16 juillet 1954, complêté mainte et mainte fois depuis) d’une moto sont stricts :
Le numéro inscrit doit correspondre à celui de la carte grise.
Le numéro doit être orienté vers l’extérieur (sic) de la moto.
La plaque doit être fixée de façon inamovible (pas de vis, goupilles ou tacquets, seul les rivets ou la soudure sont acceptés).
La plaque doit être propre en toute circonstance.
Elle doit pouvoir être lu sous un angle d’au moins 45°.
Pour les inscriptions sur une seule ligne, la hauteur de la surface utile doit être comprise entre 77 et 73 mm, et la longueur entre 277 et 273 mm.
Pour les inscriptions sur deux lignes, la hauteur de la surface utile doit être comprise entre 132 et 128 mm, et la longueur entre 212 et 208 mm.
Les chiffres et lettres doivent avoir une hauteur comprise entre 42 et 48 mm et une largeur entre 19 et 27 mm (sauf les « M » et « W » dont la largeur doit être comprise entre 24 et 32 mm).
La largeur du trait doit être comprise entre 6 et 8 mm.
L’espace entre le bord des lettres et le bord de la plaque (en haut, en bas, à gauche et à droite) doit être d’au moins 5 mm.
Si, pour des raison esthétiques (ou pratiques !) vous choisissiez de ne pas respecter ces règles, attendez vous à une belle amende de 3° classe (450 Frs si vous payez tout de suite). Même en jouant l’étonnement, teinté d’un brin de peur, cela ne passe plus (à moins peut-être d’être une charmante demoiselle et de ne paraitre pas très débrouillarde en mécanique. J’ai eu vent d’une amie qui a joué la surprise doublée d’une panique qui lui aurait vallu un molière : « Quoi, je n’ai pas droit d’avoir une petite plaque rouge ?! Ah lala, mais c’est horrible, qu’est-ce que je vais faire ? Et en plus le concessionnaire ne m’a rien dit… Dites monsieur l’agent, aidez moi, qu’est-ce que je dois faire ? » etc. etc.). Sauf exception donc, c’est la prune assurée. Les textes sont formels et la préfecture demande de plus en plus aux policiers d’être intransigeants avec les personnes possédant une plaque qui filerait une crise cardiaque à un daltonien.
Note sur le « WW » : Quand vous achetez une moto neuve, celle-ci est immatriculée provisoirement en « WW ». Vous disposez alors d’un mois très exactement pour passer en immatriculation définitive. Si vous êters malin, faites le tout de suite !!! C’est un coup à oublier et à vous prendre une belle ammende de 4° classe (900 Frs si vous payez tout de suite) pour plaque non conforme.
Les papiers :
qui vont avec la machine (et son conducteur ;->) ne sont pas nombreux. N’oubliez donc pas avant de partir, au risque de vous prendre une contravention de 1° classe (75 Frs) par papier oublié :
Votre Permis de conduire
La Carte grise de véhicule
L’Attestation d’assurance
Le Certificat d’assurance, qui doit être collé de manière VISIBLE sur votre moto, et qui vous coutera en cas d’absence une amende de 2° classe.
En plus de la prune, vous devrez vous présenter dans les cinq jours soit au commissariat, soit à la gendarmerie (tout dépend de ceux qui vous ont choppé !) avec les-dits papiers pour éviter de vous prendre en plus une amende de 4° classe et un passage au tribunal de police sans passer par la case départ et sans toucher 25000 Frs ;-> . En cas de perte, allez vite au commisariat faire une déclaration de perte ou de vol, ce qui vous donnera un délai de deux mois pour passer à la préfecture refaire les papiers manquants.
Le A :
Si vous ne disposez d’aucun permis depuis plus de deux ans (moto et/ou voiture), vous devez impérativement poser un ch’tit autocollant en forme de A (= »apprenti » et non pas « abruti » comme le disent certains ;->). Si vous « l’oubliez » ou que vous vous en fabriquez un vous-même avec un papier et un marqueur, vous vous prendrez automatiquement une prune de 2° classe. Allez, n’ayez pas honte de le mettre, on est tous passé par là !
Les 34ch :
Si vous êtes jeune conducteur (vous savez… celui qui a un « A » aux fesses ;-> et que vous avez moins de 21 ans, la cylindrée de votre moto ne doit pas excéder les 34ch. Si ce n’est pas la cas, cela veut dire que vous rouler sur une moto pour laquelle vous n’êtes pas habilité ! Vous méritez donc très largement cette belle contravention de 5° classe qui vous ammènera directement au tribunal de police sans passer par la case départ et sans toucher 20000 francs. Là bas, un juge décidera de votre sentence qui sera certainement très salé (suppression de permis, interdiction de repasser le permis avant x années…) !
Autres utilités
Allez, arrêtons d’être cruels avec eux car s’il est bien une chose pour lesquels les flics servent (et bien) c’est en cas d’accident. A moins que vous soyez en tort (au quel cas, dommage pour vous), il vous seront bien pratiques pour faire reconnaître à ce con^H^H^H de taxi que c’est bien lui qui vous a percuté en changeant de voie et non pas vous qui lui êtes rentré dedans par derrière comme il s’entête à vouloir le marquer sur le constat. Les policiers constatent, notent l’impact sur la portière arrière du véhicule… Bref ils ont un rôle d’arbitre qui est parfois nécessaires dans des situations qui semblent ne pas vouloir s’arranger. En plus, ils sont aussi pratiques qu’un témoin car, même s’ils n’ont rien vu, eux au moins sont assermentés.
Les pièges routiers
Catégories : Humbles conseils motard par El-Manu le 6 juin, 2005
Le sol
Imaginez un grand billard, un ruban de bitume à l’adhérence parfaite et aux virages dangereux. Et ben, vous pouvez toujours courir ! La route est pourrie, irrégulière, parsemmée de bosses, de trous, de sable, de vis et autres pièces détachées qui n’ont visiblement rien à faire là !
Sans parler de ce que les gens ont pris l’habitude d’appeler communemment des « aménagements » urbains qui nous font nous demander si les gens qui les ont conçus ont imaginé qu’un jour peut-être certains deux roues pourraient les rencontrer.
Actuellement, l’heure semble être à l’art ou à tout ce qui peut faire ralentir les voitures. Mais si des rainurages à contre-courant peuvent calmer les ardeurs de certains automobilistes, c’est aussi le meilleur moyen de faire perdre aux deux-roues leur précieuse stabilité. Comme en général notre stabilité augmente avec l’effet gyroscopique (le même effet qui fait tenir une toupie droite quand elle tourne) donc avec la vitesse, ces saloperies nous obligent bien souvent à accélérer afin d’éviter de nous gauffrer ! Et devoir rouler plus vite à un endroit où tout le monde se traîne n’est pas vraiment dans le sens d’une meilleure sécurité !
Bon, si vraiment ils veulent nous voir par terre, je leur conseille d’installer des cables d’aciers, tendus à la hauteur des casques ou des snipers, embusqués à chaque feu.
En bref, si vous ne vous méfiez pas suffisamment de ce sur quoi vos roues reposent, vous vous expausez à de bien belles surprises, comme réaliser une figure encore non-répertoriées dans le guiness des gamelles qui vous vaudra l’admiration de vos compagnons et une nouvelle machine. Pour éviter cela, nous allons tenter de voir plus en détails quelques uns de ces pièges :
L’état de la chaussée :
Ben oui ! La route est loin d’être parfaite et un dos d’âne ou un simple nid-de-poules pourra vous faire rapidement regretter d’avoir préféré emprunter cette départementale au charme si campagnard. Donc, quand vous n’êtes pas sur de l’état de la route sur laquelle vous roulez, n’hésitez-pas à lever le pied, en attendant de retrouver une zone moins chaotique.
Le marquage au sol :
depuis déjà quelques années (vive les normes européennes !), les marquages au sol sont soumis à un réglement strict qui leur impose des critères de revètement, d’adhérence… Malheureusement, si chaque nouveau marquage bénéficie (théoriquement) de ces avantages, le remplacement des anciens est tellement coûteux qu’il ne se fait qu’au compte-goutte.
Soyez bien consicent qu’un marquage au sol n’est ni plus ni moins qu’une bande de peinture et qu’il est par conséquent très glissant ! Evitez-les quand vous pouvez et, par temps de pluie, ne tentez même pas de mettre vos roues dessus, elles se transforment alors en véritables patinoires !
Parmis ces marquages, les particulièrement sensibles sont : les passages piétons au démarrage, les bandes centrales quand vous dépassez ou faites une remontée de files, les flèches indiquants les directions situées en plein milieu de la voie (et donc en plein sous vos roues !), etc. La liste est longue…
Le marquage temporaire :
On le trouve à l’abord des zones en travaux, que se soit pour modifier la forme de la route, marquer un nouveau passage piéton… Contrairement au marquage définitif, le marquage « temporaire » (à comprendre par là « jusqu’à ce que la peinture disparaisse ») n’est exposé à aucun critère, et se se résume donc pratiquement toujours à un simple trait de peinture qui, par temps de pluie, nous envoie directement rejoindre Sainte Gamelle !
Même par temps sec, ce piège est l’un des plus dangeureux car il s’accompagne bien souvent de toutes les conséquences d’une zone en travaux : graviers, raccord de goudrons, effacement des marquages existants…
Les effacements de marquage :
Pour effacer un ancien marquage au sol, seules deux techniques sont actuellement utilisées : un bon coup de goudron ou un bon coup de peinture ! Il n’est donc soumis à aucune réglementation et son usage, exagéremment utilisé, transforme le tarmak en tombola (tombera ? tombera-pas ?).
Les raccords de goudrons :
Sensés combler un trou dans la chaussée, les raccords de goudrons sont utilisés à outrance avec les même conséquences que son petit compagnon précédent cité. Leur grande force de frappe réside dans leur nombre incroyable, doublé au fait qu’on ne les voit pratiquement pas.
Les raccords de pont :
petites plaques métalliques situées en debut et en fin de pont, ces raccords présentent le double danger d’être particulièrement glissants et d’entrainer une déformation de la chaussée pouvant faire gidonner plus ou moins la moto.
Les plaques d’égout :
sensées être recouvertes de bitume, les plaques d’égouts sont pour la plupart nues et nous offent toute la douceur de leur surface d’acier quand une couche d’eau vient à les recouvrir. Même par temps sec, méfiez-vous du trou qu’elles causent dans la route ou gare au guidonnage !
Les ronds-points :
l’un des pires pièges du motard ! La courbe régulière de la trajectoire nous donne souvent envie d’en profiter pour chercher l’orgasme angulaire alors que, non seulement l’angle que nous prenons ne nous permet pas très souvent un freinage correct, mais aussi c’est l’un des endroits où les véhicules, quels qu’ils soient, adpotent un comportement des plus irrationnels… Gare donc aux réactions des autres usagers dès que vous êtes sur un rond point ! N’oubliez jamais que les règles que vous avez appris au permis pour le prendre correctement (sur l’exterieur tant que vous ne depasser pas au moins la moitié du rond-point, etc.) ne sont que des prescriptions et ne sont en aucun cas spécifiées dans le code de la route…
Attention aussi aux graviers que vous pourriez y rencontrer, ainsi qu’aux plaques d’huile ou d’essence, laissées là par des automobilistes négligents, surtout à proximité des grandes surfaces où des personnes remplissent leur réservoir à ras bord et expédient le trop plein au premier rond-point venu !
Les zones d’arrêt :
A tous les endroits où s’arrêtent de nombreux véhicules (station service, péages, parking…), on trouve très fréquemment des traces d’huile et de divers hydrocarbures. Je ne parle même pas ici des papiers, canettes et autres déchets qui jongent ces places (un peu d’écologie bordel !)… Ces endroits plus que tout autre sont donc glissants et dangeureux pour vous autant que pour votre machine car vous pouvez y trouver de nombreux débrits et pièces détachés (vis, pointe, verre brisé…). Gare aux pneus !
Les graviers :
Qu’ils soient naturellement présents ou semés par la DDE, les graviers constituent l’un des pires ennemis du motard. A vitesse lente comme à vitesse « normale » ;->, en ligne droite comme en courbe, ils peuvent facilement provoquer un décrochage des roues et donc la chute. Méfiez-vous particulièrement des virages sur les routes de campagnes, des intersections avec des chemins, des zones en travaux…
Un gravier plus ou moins pointu peut aussi se coincer dans les scultures des pneux et l’abimer avec le temps en créant une crevasse pouvant mener à la fuite ou au déchirement. Pensez donc, comme préciser dans la partie mécanique, à bien inspecter vos pneus avant de partir, des fois que quelque chose soit concé dedans (gravier, morceau de verre, vis, chat de goutière…) !
Les pavés :
En se posant la question, on pourrait raisonnablement penser que, de nos jours, on ne trouve plus guère les pavés que dans les villes et villages ayant su garder ce côté médiéval si pitoresque (et si glissant)… et bien non ! Les pavés sont présent dans les rues piétonnes, dans les lieux touristiques et dans tous les endroits où « cela fait joli ». A regarder autour de soit, on pourrait même remarquer qu’ils sont de plus en plus nombreux… surtout en ville !
Les feuilles mortes :
les motards se rammassent à la pelle ! Ah ben merde alors, si la nature s’en mèle, on n’a pas fini… Faites gaffe en début d’automne à tout ce qui tombe des arbres : feuilles, fruits, glands, armoire normande, coffre-fort et piano à queue.
Les autres pièges
Mais la route, ce n’est pas seulement le sol car d’autres pièges vous attendent. Un fort vent latéral à la sortie d’un tunnel provoquant un guidonnage qui vous amènera tout droit dans un rodéo motorisé, le brouillard qui se forme inévitablement, quelle que soit la période de l’année, aux abords de certains bosquets… sont autant de petites choses que l’on découvre, les kilomètres faisant. Essayons dès à présent d’en faire une petite liste non-exhaustive :
Les entrées de tunnel :
Quand vos entrez dans un tunnel de jour, il faut à vos yeux quelques secondes pour s’habituer à la différence de luminosité… juste assez pour vous payer un carton ! Prudence donc quand vous entrez dans un tunnel. Essayez de toujours précéder votre entrée en regardant si vous le pouvez quels sont les usagers qui s’y trouvent déjà. Ne faites pas, comme je le faisais avant, d’entrée entre les files les plus à gauche en vous disant que cela passera ou vous risquez, comme moi, de devoir effectuer un freinage de trappeur pour ne pas percuter le scooter qui circulait lui aussi entre les files.
Les sorties de tunnel :
Effet inverse quand vous sortez, où vous pouvez être léjèrement ébloui par le changement de luminosité. Attention aussi aux effets de vent latéral qui se crée souvent à la sortie des tunnels. Pour finir, par temps de pluie, faites attention aux flaques d’eau qui peuvent s’entasser dans les tunnels et au changement d’adhérence une fois dehors (on a souvent tendance à accélérer inconsciemment quand on roule au sec).
Les ponts :
Là aussi, gaffe au vent ! Quoi de plus flippant que, roulant tranquillement à une vitesse léjèrement supérieure à celle autorisée (un petit 200 ;->), on se retrouve déporté d’une file au moment où l’on passe sur un pont, du fait d’une violente bourasque ?
Les rétrécissements de voies :
Un rétrécissement de voies, s’il n’est pas dangeureux en soi, peut devenir catastrophique si à ce moment là on est en train de circuler entre les voitures. Dès que vous en voyez un, comportez-vous quelque temps « comme une voiture », le temps pour vous d’évaluer les nouvelles distances et voir si vous pouvez continuer à doubler en toute sécurité.
Les fausses priorités :
prioritaire ou pas, il ne suffit pas de venir de la droite pour rester en vie ! Souvenez vous du proverbe : « Si la pierre tombe sur l’oeuf, tans pis pour l’oeuf; mais si l’oeuf tombe sur la pierre, tans pis pour l’oeuf ! ». Vous NE POUVEZ PAS vous satisfaire du code la route pour rester en vie. Abordez chaque intersection comme si vous n’aviez pas la priorité, abordez chaque stop comme si une voiture allait le griller. C’est en prévoyant le pire qu’il ne vous arrivera rien. Attention !!! Je ne dis pas ici qu’il faut ralentir exagéremment en arrivant à chaque carrefour (Cela serait peut-être encore plus dangereux !). Il faut juste « prévoir » une porte de sortie au cas où…
Les arbres :
Quoi de plus charmant qu’une petite route de campagne bordée d’arbres, dont certains certainement plus vieux que vous ? Prudence toutefois pour deux raisons principales. La première au lever et au coucher du soleil où une lumière basse crée une sorte de stroboscope lumineux très désagréable à l’oeil. C’est ce genre d’effet de lumière qui peux parfois créer des crises d’ephylepsie chez des personnes prédisposées à ce genre de crises (personnes qui normalement ne sont pas autorisées à prendre le volant !)… La seconde raison, beaucoup plus directe celle là, est votre hypotétique rencontre avec l’un de ces arbres lors d’une sortie de route ! Une perte de contrôle liée à une glissade sur des gravillons, une bousse de vache, un hérisson ou un lapin et hop ! Une machine de 200 kg lancée à 90 km/h contre un chaîne centenaire situé à 2m de la route, je vous laisse calculer la force d’impact… Je ramasse les copies dans un quart d’heure !
La végétation :
Certaines nationales ou autoroutes comportent à proximité de nombreux buissons et autres tourbes. L’inconvénient majeur apparaît du crépuscule à l’aube car de nombreuses nappes de brouillard ont alors tedance à se former.
La buée :
Elle arrive pratiquement quelle que soit la saison et réduit notre visibilité parfois totallement. Essayez donc d’avoir un casque toujours aéré, à la visière propre et anticipez le fait de devoir ouvrir un peu plus votre visière afin de ne pas être un jour (comme je l’ai été) surpris par l’apparition d’un épais voile de buée alors que vous circulez entre deux files de voitures.
Les glissières de « sécurité » :
Disposées soigneusement le long de nos autoroutes et aiguisées régulièrement, ces véritables décapsuleurs à motards se feront un plaisir de vous arracher soigneusement la tête et la colonne vertébrale qui va avec si vous passez leur dire bonjour d’un peu trop prêt.
Monsieur Moto !
Des » Monsieur MOTO » sont en fonction dans les Directions Départementales de l’Equipement pour assurer un relais entre l’administration et les » motards « .
Monsieur MOTO a pour tâche :
d’enregistrer les doléances des usagers,
de participer à l’exploitation des enquêtes sur les accidents,
d’animer des actions locales,
de contribuer à l’amélioration de la sécurité des infrastructures.
…
C’est juste une « petite » liste des dangers de la pratique du 2 roues mais que cela cheres amis ne vous effraient point car le plaisir d’affronter le ruban est très grand ! !
Le parler motard
Catégories : Humbles conseils motard par El-Manu le 6 juin, 2005
Le Salut
Le moyen le plus facile de bonjour quand on croise un autre motard, est de relever la main gauche (jamais la droite, pour d’obscures raisons d’accélération ). Il existe plusieurs façons de saluer ainsi :
- La main lévée avec 2 doigts en « V », pas pour des raisons aérodynamiques mais tout simplement pour imiter Barry Sheene qui, dans les années 70, faisait ce signe aux photographes quand il gagnait une course, faisant ainsi référence à un certain Winston Churchill qui lui même faisait ça pour… euh… j’en sais rien en fait ! (J’crois que ça doit avoir un rapport avec la baston qu’il livrait avec nos voisins Teutons de l’époque ! ). Depuis lors ce signe a pris place dans le langage motocycliste.
- La main basse, au niveau des clignotants avants, l’index et le majeur pointés.
- Le salut avec le pied, n’est pas utilisé au Portugal mais est courant entre les « Speeders » des autres pays comme en France, à cause du risque d’enlever une main du guidon quand on roule « un peu » plus vite que la limite imposée par la loi.
- Pour ceux qui ne veulent lever ni la main, ni le pied, il reste la possibilité de simplement lever les deux doigts (qui n’est pas très visible) ou faire un signe de la tête.
- Le dernier signe, est le très courtois signe que les Anglais font.
- Les appels de phares sont utilisés par les conducteurs de voitures pour prévenir de dangers au bord de la route (comme les radars de la gendarmerie ). Il est préférable de ne pas utiliser ce signe comme salut, car il peut être confondu avec un avertissement.
Pour informer qu’il vaut mieux ralentir, il vaut mieux faire un signe de la main, paume vers le bas, après avoir fait un appel de phare.
Les Arrêts
Si au cours d’un long trajet, vous devez vous arréter pour refaire le plein alors que cela n’était pas prévu dans le plan, signaler le aux autres en pointant le pouce vers le bouchon du réservoir ou en pointant l’index sur votre casque (dans l’oreille).
Parfois, il arrive qu’on soit pris par l’ivresse de la conduite, le nez colé sur les compteurs, les yeux fixés sur la route, et soudain … la réserve, nous ramène d’un coup, à la réalité, il faut alors indiquer aux autres de calmer le jeu car il ne reste plus qu’une trentaine de kilomètres avant la panne sèche.
- Quand l’estomac crie famine, on doit prévenir les autres motards … « si on s’arrétait pour manger un morceau? ». Il suffit de ramener une main vers la bouche ou simplement pointer le pouce pour indiquer qu’on a faim ou soif.
- Une des façons de signaler « la prochaine sortie », est d’allumer son clignotant droit et de pointer du doigt le panneau qui indique pourquoi on veut s’arréter (station service, restaurants, etc.).
- Dormir est une autre nécessité pour un motard, il vaut mieux s’arréter et faire une petire sieste, car il n’existe pas encore de pilote automatique pour moto…
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Les Obstacles
- Quand le motard de tête évite un obstacle, il doit prévenir les suivants en le montrant du doigt.
- Pour prévenir un motard que ses feux sont éteinds, il faut lui faire un signe de la main, en ouvrant et fermant les doigts de la main plusieurs fois.
- Quand un motard oublie d’éteindre son clignotant, alors les autres pour lui signaler peuvent soit l’avertir en altenant leurs clignotants soit en l’avertissant de la main par un geste baptisé « ouin-ouin » effectue en ouvrant et fermant la main avec le bout des doigts (style la danse des canards).
- Si la route devient glissante, sable, gravier, huile ou autre, le motard de tête prévient les suivants en ramenant sa botte vers le sol.






